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PRESENTATION

Sur le Tatami

Sous ses airs intrigants et parfois menaçants, la pratique des arts martiaux, ne nécessitant plus d’être prêt à partir en guerre d’un instant à l’autre, a évolué et s’est adapté. Il permet avant tout un développement du corps et de l’esprit. Cette pratique nous suivra tout au long de notre vie pour nous amener plus de sécurité, de sérénité et d’harmonie.


Cette pratique reste cependant très dure et nécessite un dépassement de soi et une volonté à toute épreuve. Lorsque l’on monte sur le tatami, après avoir salué la surface en direction du Shomen ( Mur d’honneur ), notre esprit doit être prêt. C’est ce qu’on appelle en japonais, l’état « Zanshin ».


L’hygiène doit être irréprochable, le kimono doit être propre et présentable, la ceinture bien nouée autour de la taille. Il faut éviter au maximum les discussions inutiles pour être attentif aux instructions données par notre Senseï.
Chacun est le bien venu dans le dojo. Hommes, femmes, de tous âges, de tous niveaux, novices ou expérimentés sont invités à s’essayer aux différentes disciplines enseignées ici. Il est cependant important de faire preuve d’intérêt, autant pour le compagnon avec lequel nous travaillons, que pour l’enseignant présent sur le tatami. Nous avons la chance d’avoir un Senseï présent autant pour les enfants, dès l’âge de 4 ans, que pour les Seniors. Chacun pourra y trouver son compte et travailler à son rythme.

La terminologie japonaise, nécessaire pour la pratique de l’art martial, met du temps à être apprise. Toutefois certains termes doivent être enregistrés assez rapidement pour le bon déroulement du cours et la sécurité de chacun.

A chaque début de cours, lorsque notre Senseï donne le signal, il faut se mettre en position pour le salut. Pour ce faire, tous les élèves se placent en ligne devant le maitre en face du Shomen, avec un ordre bien précis.
Tout d’abord les élèves qui viendraient essayer la discipline pour la première fois ( en training de préférence et pieds nus) se placent en face du Senseï, à sa droite. Ensuite viennent les ceintures blanches, qui se répartiront de la manière suivante et ce valable pour toutes les couleurs de ceintures: les femmes puis les hommes, et les plus âgés en premier, ensuite les ceintures jaunes, suivies des ceintures oranges, puis les vertes, les bleues, les marrons et finalement les noires.

Une fois que tout le monde est bien en place, nous saluons le shomen, c’est à dire les Maîtres fondateurs, puis le Senseï et finalement les élèves. Lorsque ceci est terminé, l’entrainement commence. Il faut alors être attentif à quelques termes que notre Senseï prononce fréquemment.
« Adjime » qui signifie: commencer l’exercice et « Matte » qui signifie: arrêter immédiatement. Pour des raisons de sécurité, il est très important que celui-ci soit vite enregistré. Même en plein travail, il faut s’arrêter et écouter les instructions qui vont être données.
A chaque fois que le maître montre une technique il faut se mettre autour, à une distance raisonnable qui lui permette de démontrer sans danger et bien évidemment se taire pour ne pas perturber l’explication. Lorsqu’il a terminé, il faut invité un partenaire. Les débutants invitent un plus ancien, en le saluant. A la fin de chaque travail, il est important de saluer à nouveau son partenaire.
Au terme de l’entrainement, lorsque le Senseï le signale, il faut se remettre en place pour le salut final qui est identique au salut du début.

Ces quelques règles simples permettent un bon déroulement du cours et un respect des traditions.

 

Ces 8 termes représentent le code moral du Budo. Ils sont le fondement de toutes disciplines martiales japonaises et sont essentiels pour un bon développement du corps et de l’esprit. Car l’un ne peut aller sans l’autre.
Aussi important soit-il de le connaître, il l'est encore plus de le comprendre. Car beaucoup sont ceux qui ont mémorisé ces 8 mots sans en comprendre le sens.
Il faut savoir qu’à l’époque, il était beaucoup plus difficile de pratiquer les arts martiaux. Seules les familles descendantes directes de Samouraï, y avaient droit. Au fil du temps, lorsque le japon connu enfin une période de paix après plus de 250 ans de guerre, les Samouraï perdirent leur fonction primaire de guerrier. La pratique des arts martiaux fut alors mise de côté pour faire place au commerce, et le port des armes ( Katana et wakizashi ) fut interdit. Les Samouraï furent remplacés par les marchands. Ce n’est que bien plus tard que quelques dojos de tailles modestes virent le jour et permirent à tout un chacun de s’entrainer. Bien évidemment à cette époque le maitre en charge du Dojo décidait si oui ou non l’élève allait pouvoir recevoir un enseignement martial. Et c’est à ce moment là que l’attitude dictée par le code moral allait rentrer en compte. Seul ceux qui se comportaient de manière adéquate étaient privilégiés de cet enseignement.
Aujourd’hui, pour bien des raisons, il n’est plus possible heureusement de fonctionner ainsi, sinon, beaucoup d’entre nous ne pourraient plus s’entrainer. En revanche, il convient de ne pas mettre ces traditions de côté pour autant.
Il faut savoir que tous les grands maîtres ont toujours interdit l’utilisation de techniques apprises à l’entrainement, en dehors du Dojo. ( Cette règle est bien sûr toujours en vigueur dans notre dojo. ) Bien que l’on apprenne des techniques de combats, il faut impérativement éviter d’avoir à s’en servir. Il y a bien d’autres moyens de régler des conflits et l’apprentissage du code moral en est un facteur clef. Il serait alors subtile de se pencher de plus près sur ces quelques termes, finalement très liés les uns aux autres.

 

 


J’aurai envie de commencer simplement par le RESPECT.

 

« Sans respect, aucune confiance ne peut naître. »

 

Faire preuve de respect est pour moi essentiel autant dans le Dojo, que dans la vie de tous les jours. Le respect doit être sincère pour être vrai. Il ne suffit pas d’être courtois avec quelqu’un pour se dire que le respect a été acquis. Il s’agit de respecter à une échelle plus large les différences des uns et des autres. Chercher à saisir la réflexion de chacun pour mieux les comprendre. Être ouvert aux autres. Ne pas catégoriser chaque individu. Faire preuve d’intérêt et de patience. Appliquer les traditions anciennes, qui rendent nos disciplines si belles. Voilà pour moi une définition du respect. Un exercice simple qui vous fera peut-être comprendre cette explication très brève de manière plus concrète pourrait être le suivant: La prochaine fois que vous vous apprêterez à monter sur le tatami, tournez vous face au shomen, inclinez vous face aux anciens maitres avec calme et sérénité et saluez les avec le coeur, ressentez à l’intérieur de vous-mêmes que vous êtes sincères. Votre entrainement n'en sera que plus réussi.
 

 


Passons ensuite à la SINCÉRITÉ.

 

« La sincérité, c’est s’exprimer sans déguiser sa pensée. »

 

Cette vertu est essentielle. Autant sur le tatami qu’en dehors. Parvenir à être sincère ne peut être que bénéfique. Il est toujours important pour avoir de bon rapport les uns avec les autres de dire les choses de manière franche. Nous avons la chance dans ce milieu d’être tous attentifs à l'application de ce même code et de ce fait, ouverts à la critique. Toutes critiques sont importantes et constructives. Il ne faut donc pas avoir peur de parler avec sincérité. La plupart du temps, les remarques seront écoutées et appliquées. En dehors du Dojo, c’est une autre histoire. Bien qu’essentiel, il arrive parfois que des gens ne soient pas prêts à entendre la vérité. Il est parfois subtile de trouver la manière de se faire comprendre sans offenser ou dans le pire des cas, ne rien dire. Mais le mensonge n’est, en tous cas, jamais une solution.
 

 


Qu’en est-il de la POLITESSE ?

 

« La politesse, c’est le respect d’autrui. »

 

Comme sa citation l’indique, politesse et respect sont intimement liés. L’un ne peut être appliqué sans l’autre.
Hormis les quelques règles qui nous sont inculquées par notre éducation, la politesse nous sert à entretenir le respect, à le faire comprendre, à le révéler. Elle est pour moi, le visage du respect. C’est par ce biais que les gens qui nous entourent vont s’apercevoir que nous en faisons preuve.
Se soucier de la place que l’on prend sur le tatami pour ne pas gêner les autres, être propre sur soi et avoir une hygiène irréprochable, utiliser un vocabulaire approprié, prendre le temps de dire bonjour et au revoir. En résumer, se soucier de la personne que l’on a en face de soi et se comporter avec les autres de la même manière que l’on souhaiterait qu’ils se comportent avec nous. Finalement, être sincère et respectueux !

 

 


Voyons maintenant ce que peut nous dire l’HONNEUR.

 

« L’honneur c’est être fidèle à la parole donné. »

 

Les 3 valeurs qui précèdent sont pour moi, les plus simples à saisir et à visualiser. Il me semble plus abstrait pour un nouveau venu de se représenter l’honneur.
Nous avons tous en tête, l’image d’un valeureux guerrier qui, n’ayant peur de rien, part au combat pour défendre ses terres et son peuple à n’importe quel prix. Prêt à donner sa vie avec bravoure pour son maitre et respecter le serment qui l’engage.
Bien sûr, nous avons l’impression qu’il était plus évident de faire preuve d’honneur à cette époque que de nos jours. Mais faire preuve d’honneur veut aussi dire respecter ses engagements. Il s’agit de ne pas dévaloriser sa propre dignité ou celle d’un autre. C’est à dire, avoir tendance à aider les autres plutôt que de les rabaisser. De faire preuve d’estime autant de soi que des autres.
A l’époque des Samouraï, l’honneur était de la plus haute importance. Il ne fallait sous aucun prétexte perdre son honneur, sous peine d’être la risée du pays tout entier. Le seul moyen de le récupérer était d’effectuer le sacrifice rituel «  Seppuku », qui consistait à s’ôter la vie à l’aide de son sabre.
Cette coutume s’est bien évidemment éteinte en même temps que les Samouraï mais elle reflète bien la place de cette vertu dans la pratique du Budo.

 

 


Penchons nous à présent sur le COURAGE.

 

« Le courage, c’est faire ce qui est juste »

 

La notion de courage est également un concept facilement compris, dont beaucoup de personnes ne se rendent pas compte qu’ils en font usage au quotidien.
Ce fameux guerrier qui reflète l’honneur à l’état pur pourrait bien aussi être la figure du courage. Se lancer tête baissée dans la bataille, en combattant la rage au ventre pourrait bien être une définition imagé de cette valeur.
Il n'est pas nécessaire toutefois d'avoir combattu sur un champ de bataille pour faire preuve de courage. Le simple fait de monter sur un tatami en est déjà le témoignage. Nombreux sont ceux qui se sont refusé à y monter par simple peur. Le courage aujourd’hui se reflète par le fait d’affronter ses peurs, au Dojo comme au quotidien. Les compétiteurs qui vont s’engager dans un combat font preuve de courage, quel qu’en soit l’issue. Dans les arts martiaux, le courage est monnaie courante mais pas pour autant facile à apprivoiser. Cela met du temps et un bon nombre de confrontations pour acquérir ce comportement.
Je connais très peu de gens capables de partir au combat sans la moindre once de peur. Et cela serait un désavantage car la peur nous rend vigilant et si nous parvenons à la contrôler, elle devient un allié fidèle.

 

 


Allons voir du côté de la MODESTIE.

 

« La modestie, c’est parler de soi-même sans orgueil. »

 

Il est dans ce milieu des choses qui ne changeront malheureusement jamais. Il me semble que la modestie est trop souvent mise de côté. Le respect de cette valeur permet de créer un environnement sain pour la pratique des arts martiaux. La modestie se fait sentir au travers de l’attitude des personnes. Un haut gradé doit savoir se comporter et parler de manière égale à un novice ou à un partenaire expérimenté. Lorsque nous sommes sur le tatami en kimono, il n’y a plus de différence, nous sommes tous égaux les uns avec les autres.
Il faut garder les pieds sur terre. La modestie reflète un comportement de perpétuel débutant. Chaque pratiquant d’arts martiaux devrait toujours avoir ce concept en tête. Même les grands maitres fondateurs, tentaient sans cesse de s’améliorer en s'entrainant sans relâche avec des exercices de débutants.
Nous n’avons jamais fini d’apprendre et cela s’applique autant dans le Dojo qu’en dehors.
Croire que nous avons atteint un stade où plus rien ne peut être emmagasiné, est une erreur à ne pas commettre. Il n’y a, à mon avis, pas de comportement plus néfaste pour l’évolution de chacun.
Un point important à soulever est l’attitude à adopter en dehors du Dojo. Il est inutile de se vanter auprès de personnes qui ne pratique pas les arts martiaux.
Bien que cela nous permette une meilleure notion du combat, nous ne sommes pas pour autant des surhommes. Il faut garder la tête sur les épaules et s’entrainer pour soi-même et non pas pour les autres. Nous n’avons rien à prouver, si ce n'est que nous pratiquons à chaque instant le code moral du Budo.

 

 


A propos du CONTRÔLE DE SOI.

 

« C’est savoir se taire lorsque monte la colère »

 

Dans notre Dojo, le contrôle de soi est un point important sur lequel il est nécessaire de mettre l’accent. Le Zen Do Ryu, « l’école de la voie du Zen », n’est pas un nom en vain.
L’enseignement de notre Senseï nous a toujours appris à rester calme. Beaucoup ne l’ont peut être jamais remarqué. Il est cependant un concept primordial de notre enseignement.
La violence n’a jamais résolu les problèmes et en tant que pratiquant d’arts martiaux, je me dois de le relever. L’entrainement nous apprend à garder notre calme, à apprivoiser et canaliser les émotions qui jaillissent au moment d’un conflit.
Une attitude sereine a plus d’une fois suffit à annihiler une attaque ou un opposant menaçant. Lors d’une situation qui s’envenime, avoir en face de soi une personne complètement détendue est intriguant, voire effrayant. Il faut pour cela être sûr de soi et cela implique un entrainement persévérant et continu.
Malheureusement cela ne suffit pas toujours. Il faut alors être capable de réagir de manière efficace et précise en gardant toujours le concept de proportionnalité en tête.
Même au moment de se défendre, il faut savoir rester détendu et déployer son énergie et sa vigueur à l’instant propice. Se crisper, nous bloque et empêche de nous défendre correctement.
Le contrôle de soi est un entrainement de tous les jours. Il est facile et nécessaire de l’entrainer en dehors du Dojo. Qui n’a jamais été énervé par quelqu’un qui lui passe devant dans une file d’attente, qui lui pique sa place de parking ou encore qui lui coupe la route? Tachez d’y penser la prochaine fois que vous aurez envie de vous énerver. Est ce vraiment nécessaire ? Qu’est ce que cela vous apporte ? Un moment de tension inutile qui ne vous fera pas vous sentir mieux. Souriez et laisser faire. Vous n’en sortirez que meilleur!

 

 


Le dernier mais non le moindre, L'AMITIE.

 

«L'amitié, c’est le plus pur des sentiments humain. »

 

Il me parait judicieux de terminer cette brève explication du code moral par l’amitié. Elle est pour moi la plus grande force de notre club et je pense que je ne suis pas seul à penser ainsi.
Nombreux sont ceux qui ont été surpris par l’ambiance qui règne ici. Nous parlons souvent de grande famille du Zen Do, et cela n’est pas exagéré. C'est dans une atmosphère sereine et détendue que chacun évolue à son rythme, à l’abri de tous jugements. Ce climat, des plus agréable pour le bon développement de chacun, nous le devons à notre Senseï qui sait enseigner ces disciplines ancestrales de manière moderne et adaptée à l’ère du temps. Son humour a souvent comme fonction de briser l’image froide des règles qu’il nous faut appliquer.
L'amitié, au delà de ces valeurs, permet de lier les gens et de les faire se sentir bien. Quoi rêver de mieux que de faire ce qui nous plait avec les gens que l’on aime ?
L’amitié est en quelque sorte un cocktail de toutes les vertus qui constituent ce code moral. Avoir des amis nous permet simplement de mettre en application ce code de manière naturelle. Il est donc sensé de dire qu’il est le plus pur des sentiments humains.

 

Le code moral du Budo est présent sur le mur de nos Dojo pas seulement pour faire joli et pour afficher quelques Kanji, qui pour beaucoup seront dénués de sens, mais pour rappeler l’importance des rapports humains. Il est une réelle philosophie de vie qui nous aides a évoluer quand bien même celle-ci ne nous fait pas toujours de cadeaux.
Ces quelques valeurs qui nous ont été transmises au travers du temps par de grands guerriers sont alors une porte qui nous permet de nous rendre compte de la beauté et de la richesse des relations humaines. Car le combat est une forme de partage. Il faut parfois connaitre le pire pour apprécier le meilleur. Connaitre la douleur et la souffrance nous permet de savourer davantage la joie et le bien-être. Et ce sont ces facteurs que nous recherchons dans la pratique des arts martiaux.

Ce code moral mystique est, je l’espère, plus clair pour ceux que cela intriguerait. Bien que personnelle, je pense que cette approche du code moral reflète bien le fonctionnement et l’atmosphère qui règnent dans le dojo du Zen Do Ryu.

 

Alain Brodard

Moniteur J+S du Zen Do Ryu

Le code moral

Courage
Honneur
Amitié
Modestie

 

 


Politesse
Respect

SINCERITE
CONTROLE DE SOI